Comment peut-on être aussi cruel ???
Mais comment peut-on être aussi cruel envers une créature si merveilleuse ?!!!
Vraiment...
BATTEZ VOUS !!!!!!!!! ET DITES STOP A L'HIPPOPHAGIE !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
pensez à ces millions de chevaux qui meurent chaque année pour être mangés...
Transportés dans des conditions horribles, beaucoup de chevaux meurent rien que pendant le trajet !!!
Souvent plus de 24 heures sans boire ni manger !!!
Sans aucuns arrêt la plupart du temps...
ALORS RESPECTEZ NOTRE PASSION !!!!!!!!! LAISSEZ LEURS LA VIE !!!!!!!!!!
maintenant lisez cette horrible histoire...
Mon nom est Etoile, et c'est dans les sables dorés
Que je suis née.
Mon losange blanc sur le front et ma belle robe de jais
Plus d'un en ont fait craquer.
Après avoir été sevrée
J'ai continué à vivre, joyeuse et enjouée
Dans ce désert de sable doré
celui où je suis née,
même si quelquefois la nourriture manquait.
En toute liberté.
Pourquoi n'ai-je pas pu plus profité ?
Car ILS m'ont attrappée.
J'ai tenté de m'échapper
Mais les cordes rêches et trop serrées
Autour de mon cou se sont glissées.
L' horreur va commencer...
ILS m'ont embarquée
dans un grand engin argenté,
qui comme le vautour volait.
La machine a décollé
Je n'étais vraiment pas rassurée
Où était le désert que j'aimais ?
L'engin tanguait
de tous les côtés,
et menaçait de me projeter
contre ses parois glacées.
D' "Europe", puis de "France" je LES ai entendus parler
Je ne savais pas encore ce que c'était.
Plusieurs heures d'angoisse ont passé
Et l'engin au sol s'est posé.
Une fois descendue, assoiffée,
Une autre machine est venue me chercher...
"Van" qu'on le nommait.
ILS n'ont même pas remarqué
Que je boitais !
A la fin de ce nouveau voyage, autour de moi j'ai regardé
Et j'ai tout de suite deviné
Qu'ici dorénavant j'habiterai.
Puis un autre "homme" s'est approché
D'un air méchant il m'a regardée
Il m'a prise par le licol et de force trainée
à l'écurie. Il voulait m'enfermer.
C'était si dur à supporter...
Les années ont passé...
J'étais maltraitée.
Je travaillais parfois cinq heures d'affilée
tous ces obstacles trop hauts pour moi à sauter
tous ces passages, ces piaffers
j'étais tellement fatiguée...
Et jamais une récompense, jamais.
Quand il n'était pas satisfait,
il me fouettait.
J'étais malheureuse dans cette stalle pleine de fumier.
Mon dos torturé
avait du mal à porter
mon tyrannique cavalier.
Pourquoi ne pas m'aimer ?
Mais au fil des jours, j'ai réalisé
Qu' il ne m'aimerait jamais.
J'ai décidé
que pendant tout ce temps, de moi il avait trop abusé.
Je me suis rebellée.
J'ai rué.
Je me suis fait corriger...
vous ne pouvez pas imaginer...
il m'a fait galoper
jusqu'a ce que je tombe, épuisée.
Si je n'allais pas mourir, je me le suis demandé.
Puis il m'a frappée
A grands coups d' un fil electrifié
Et pour me faire agoniser
Avec de l'eau de Javel il a "soigné" mes plaies
Ca me brûlait...
Il pouvait bien le faire, ce fou à lier !
J'ai fait semblant de me soumettre et de plier
sous ses coups de cravache désordonnés
Mais mon esprit était toujours révolté.
Et un jour, l'heure a sonné.
Une voix m'a dit, Etoile, le temps est venu de te venger.
Et quand ce sournoir cavalier
avec son air niais
m'a emmenée travailler,
ce cavalier qui n'a pas su m'aimer
je l'ai envoyé rouler
dans le sable immaculé
de ce manège tant détesté...
Devant lui, je me suis cabrée...
Il m'a regardée
Je l'ai regardé
Et, avec haine, sur lui j'ai laissé mes sabots retomber.
Tout était terminé.
Mon coeur connaîtra enfin la paix.
C'est en tout cas ce que je croyais...
Le VERITABLE enfer a commencé.
Je n'ai jamais aussi peu mangé
même du temps où dans le désert j'étais.
Et puis un jour, ce blanc camion est venu me chercher.
Pourquoi ai-je accepté
de me faire embarquer ?
Sans le savoir, vers ma fin je roulais.
Après 13 longues heures sans sortir, je suis arrivée
A ma destination... Un horrible endroit plein à craquer
de cadavres mutilés
de chevaux et de poneys.
C'était à en pleurer.
Quand il est arrivé,
Droit dans les yeux je l'ai regardé.
La Mort en personne... Le boucher !
En guise de faux un couteau aiguisé...
Ni dans ses yeux ni dans ses gestes
la moindre pitié...
J'ai commencé à paniquer.
De mon regard brouillé je l'ai supplié,
désespérée...
J'ai senti la lame s'enfoncer
et sur mon poitrail le sang chaud couler...
Comment as-tu pu oser ?
La douleur je n'ai pu supporter
Je me suis effondrée
sur le sol glacé.
Tout disparâissait.
Mes paupières se sont fermées.
Ma toute dernière pensée
a été "Liberté". :(